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Limaces : les bonnes pratiques agronomiques

Les bonnes pratiques agronomiques pour prévenir le risque limaces

Pour une gestion durable des limaces, il est important que l’application d’anti-limaces sur les cultures ne soit pas systématique !

Pour une gestion durable des limaces, il est important que l’application d’anti-limaces sur les cultures ne soit pas systématique ! En effet, certaines pratiques agronomiques permettent de prévenir le risque limace, limitant ainsi les opérations des cultures uniquement à des interventions de dernier recours.

Pour anticiper le risque limace, l’agriculteur dispose notamment de la grille ACTA, qui évalue le risque initial de la parcelle en fonction de ses caractéristiques. Suivant le nombre de points cumulés, la parcelle évaluée présente un risque limace initial faible (0 à 15 points), moyen (15 à 20 points) ou élevé (>20 points). Cette évaluation guide alors la gestion de la parcelle et la stratégie de traitement en rapport avec les limaces. 

    1. Le travail du sol :

 « Sois proche de tes amis, et encore plus proche de tes ennemis », bien connaître ses ennemis permet de mieux les combattre ! Ainsi, s’informer sur le cycle de vie des limaces et sur leur habitat, c’est savoir comment freiner leur développement. Plusieurs actions sont possibles, notamment le ou les déchaumages et le travail du sol qui vont affiner le lit de semence, détruire les œufs et les limaces juvéniles ou encore déterrer les adultes qui seront exposés à la sécheresse et à leurs prédateurs.

Articuler le travail du sol en fonction de la météo permet alors d’optimiser les résultats. Sarah E., employée chez SEMTHEC, nous précise même que « si les conditions climatiques le permettent, on peut effectuer un travail sur un sol ressuyé (encore humide) afin de faire remonter les limaces pour qu’elles sèchent pendant la période d’ensoleillement qui suit. ».

Pour compléter le travail, un roulage du sol effectué entre le semis et la levée de la culture réduira les abris des limaces et limitera leur déplacements.

    2. La rotation :

Le précédent a également un impact très fort sur le risque limace. « Si, plusieurs années d’affilée, on a des cultures que les limaces aiment, on aura forcément un risque limace plus élevé. » explique Sarah. Réfléchir à la rotation des cultures avec une alternance de cultures peu appétentes pour les limaces (le lin ou la phacélie par exemple) et de céréales par exemple, permet donc de réduire le risque limaces. L’une des idée principale (comme pour le travail du sol) est de décaler le cycle de la culture du cycle du ravageur pour limiter leur développement.

Une rotation longue par exemple incluant une culture de printemps va déstabiliser ce cycle de vie et contribuer à une bonne gestion de la problématique.

Rappel sur les (grandes) cultures préférées des limaces : Colza, Tournesol, Céréales, Maïs, Espèces fourragères, Betterave, Protéagineux.

    3. La densité et date de semis :

Dans des conditions favorables au risque limace, il est souvent recommandé de jouer sur la densité et les dates de semis afin que le peuplement végétal ne soit pas trop impacté par les dégâts des limaces. En effet, choisir la date de semis afin d’optimiser la croissance des plantes permet de limiter la période de sensibilité de la culture et augmenter la densité de semis augmente la probabilité d’avoir des plantes  non-attaquées. L’impact du risque limace sur la culture peut alors être limité.

La stratégie de semis est souvent couplée avec le type de culture et la météo. Par exemple, sur une culture d’hiver, un semis précoce en période plus sèche permettrait aux plantes de se développer avant l’augmentation du risque limace. Ainsi, le stade de sensibilité de la culture est avancé voir dépassé lorsque les périodes humides arrivent, et les dégâts sur les plantes causés par les limaces sont moins importants.

    4. Les auxiliaires :

« Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ! » Les auxiliaires peuvent être des alliés redoutables dans la lutte contre les limaces. Les prédateurs des limaces les plus courants et efficaces sont les carabes. Afin de les attirer dans les cultures, il est d’usage d’enherber les bordures de champs pour leur créer un habitat adéquat. Une fois les carabes présents aux alentours de la parcelle, il est également important de les préserver et de penser à une stratégie de traitement adaptée. Par exemple, le phosphate de fer, qui a une action spécifique sur les mollusques, permet de préserver la faune auxiliaire, la macrofaune et la mégafaune du sol (>80 mm).

NB : D’autres prédateurs très connus des limaces sont les hérissons et les oiseaux.

    5. Le piégeage :

Enfin, l’utilisation de pièges pour pouvoir évaluer le risque limace fait partie des bonnes pratiques agronomiques. En effet, avoir une idée du nombre de limaces/m² permet de visualiser l’importance de la menace et de réagir en conséquence. Un piégeage régulier dans sa parcelle avant et après le semis permet d’avoir un suivi précis de la population et donc d’anticiper les phases de traitements, et d’appliquer les anti-limaces de manière optimale. Il permet également d’avoir un historique de parcelle qui permet de connaitre les dynamiques de population du ravageur et d’anticiper les actions pour les années suivantes (choix de la culture par exemple).

N.B. : Humidité et obscurité, le dessous d’un piège constitue un abri pour les limaces qui viennent s’y réfugier. Leur nombre va renseigner sur le risque à la parcelle.

 

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